Société

Achat des moutons importés pour l’Aïd 2025 : inscriptions ouvertes

Achat des moutons importés pour l’Aïd 2025, la procédure à suivre dévoilée, Les inscriptions pour l’acquisition à prix encadré sont ouvertes, avec un dispositif inédit mêlant priorité sociale et logistique renforcée..

À l’approche de l’Aïd al-Adha 2025, l’Algérie déploie un plan d’envergure pour garantir un accès équitable aux moutons destinés au sacrifice. Avec plus de 27 000 têtes déjà arrivées par voie maritime, les communes ont officiellement lancé les inscriptions pour l’achat des moutons importés, à un prix fixé à 40 000 dinars.

Inscriptions ouvertes pour l’achat des moutons importés pour l’Aïd 2025

Cette année, la préparation de l’Aïd prend une tournure résolument nouvelle. Confronté à une hausse continue des prix sur les marchés à bestiaux, l’État algérien a décidé de recourir massivement à l’importation de moutons, notamment depuis la Roumanie et, prochainement, depuis l’Espagne. Le but, éviter les spéculations habituelles et permettre au plus grand nombre de familles d’honorer le rituel sans s’endetter.

Le lancement de cette opération ne doit rien au hasard. Il résulte d’une instruction directe du Président de la République, visant à renforcer le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte économique encore tendu pour de nombreux foyers. Désormais, chaque citoyen peut s’inscrire dans sa commune, via les bureaux de l’agriculture, pour réserver un mouton importé à prix réglementé.

Mais la distribution ne se fera pas selon le principe du premier arrivé, premier servi. Une priorité est accordée aux familles les plus vulnérables : celles vivant avec de faibles revenus ou en situation de précarité. L’objectif assumé est de replacer la solidarité au cœur de la fête.

Des arrivages massifs, une organisation millimétrée

Le port d’Alger a été le théâtre d’un ballet logistique impressionnant. En moins de 72 heures, deux navires ont accosté, transportant à eux seuls près de 27 000 moutons vivants. Le premier bateau, APUS, a débarqué samedi soir avec 15 000 têtes, suivi lundi par le JERSEY, en provenance de Roumanie, avec 12 000 bêtes supplémentaires.

L’opération est pilotée par le groupe public Agrolog, sous tutelle du ministère de l’Agriculture. Elle ne s’arrête pas à Alger : les ports de Skikda, Jijel, Annaba et Oran s’apprêtent eux aussi à recevoir des cargaisons dans les jours à venir. Ce déploiement géographique permet de couvrir rapidement l’ensemble du territoire et de désengorger les zones sur-sollicitées.

À partir de la semaine prochaine, l’Algérie diversifiera ses sources d’approvisionnement. Des navires espagnols viendront étoffer le dispositif, une manière de sécuriser l’approvisionnement tout en jouant sur la concurrence des fournisseurs.

Une innovation dans la méthode de vente, le paiement électronique

Autre nouveauté de cette campagne est l’introduction du paiement électronique. Pour la première fois, les citoyens pourront régler leur achat par carte interbancaire, une démarche qui vise à moderniser le processus et à limiter les manipulations de liquidités. Des bureaux de poste mobiles accompagneront l’opération, en particulier dans les zones rurales où les services bancaires sont moins accessibles.

Ce choix logistique ne répond pas seulement à une volonté de simplification. Il s’inscrit aussi dans un effort plus large de transparence et de traçabilité des transactions, à l’heure où l’économie informelle pèse lourdement sur le secteur de la distribution animale.

Des répercussions visibles sur les marchés locaux

L’effet de cette stratégie se fait déjà sentir. À Birine, dans la wilaya de Djelfa, l’un des plus grands marchés ovins du pays, les prix ont commencé à baisser. Là où un mouton moyen se négociait à plus de 90 000 dinars en 2023, les tarifs oscillent désormais entre 50 000 et 65 000 dinars. Certains petits gabarits sont même proposés à 38 000 dinars, en-dessous du seuil fixé pour les importations.

Cette baisse, si elle réjouit les consommateurs, inquiète en revanche une partie des éleveurs locaux, confrontés à une nouvelle donne économique. Plusieurs d’entre eux redoutent un déséquilibre du marché à long terme. Mais pour les autorités, il s’agit avant tout d’une réponse temporaire à une situation de crise, et non d’un changement de cap durable sur le soutien à la filière ovine nationale.

Vers un Aïd al-Adha 2025 plus accessible

Les services communaux, mobilisés pour l’enregistrement des bénéficiaires, jouent un rôle clé dans cette opération. En collaborant étroitement avec les autorités agricoles, ils doivent s’assurer que les moutons importés ne tombent pas entre les mains de revendeurs opportunistes, mais bien chez les familles ciblées par le dispositif.

À ce jour, la date de lancement de la vente et l’Achat des moutons importés pour l’Aïd 2025 effective n’a pas encore été fixée, mais une commission spécialisée travaille activement à la coordination du déploiement. Des sites de regroupement sont en cours d’aménagement dans plusieurs wilayas, et des vétérinaires sont mobilisés pour vérifier la santé des animaux avant leur mise à disposition.

Alors que l’Aïd al-Adha approche à grands pas, l’Algérie tente cette année de concilier tradition et réalité économique. À travers cette campagne d’importation, le gouvernement espère désamorcer les tensions habituelles sur les prix et rétablir une forme d’équilibre entre solidarité sociale et régulation du marché.

Reste à voir si la distribution se déroulera sans accrocs. Car si l’intention est saluée, la réussite de cette opération dépendra en grande partie de la rigueur dans l’exécution sur le terrain, et de la capacité des communes à gérer avec équité une demande qui s’annonce massive.

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