Faculté de médecine ou cybersécurité ? Les filières les plus sélectives après le Bac 2026 en Algérie
Mis à jour le 16 juillet 2026 – Fatiha LARBI, rédaction JoliMatin
Les résultats du Bac 2026 à peine publiés, les mêmes questions reviennent dans les familles algériennes. Avec 16 de moyenne, peut-on encore espérer intégrer la faculté de médecine ? Faut-il tenter sa chance en cybersécurité ou en intelligence artificielle ? Les nouvelles écoles d’excellence sont-elles devenues plus difficiles d’accès que les études médicales ?
Pour des milliers de nouveaux bacheliers, l’heure est désormais aux choix décisifs. Et parfois, quelques dixièmes de point peuvent faire toute la différence.
« Toute ma famille me parle de faculté de médecine »
Comme chaque année, de nombreux élèves ayant obtenu une excellente moyenne se retrouvent face à un dilemme.
« Dès que les résultats sont tombés, tout le monde m’a parlé de médecine », raconte Yacine, bachelier en sciences expérimentales. « Mais moi, je suis passionné par l’informatique et les nouvelles technologies. J’hésite entre médecine et cybersécurité. »
Ce choix est loin d’être anodin. Si la médecine conserve son prestige et son attractivité, les écoles d’excellence spécialisées dans l’intelligence artificielle, les mathématiques ou la cybersécurité attirent désormais les meilleurs profils du pays.
Quand quelques dixièmes changent un avenir
Pour Lina, bachelière en mathématiques, les calculs ont commencé quelques minutes seulement après la publication des résultats.
« J’ai obtenu 16,78 de moyenne. La première chose que j’ai faite a été de regarder les seuils des écoles qui m’intéressent. À ce niveau, chaque dixième compte. »
Cette situation est partagée par de nombreux candidats. Les filières les plus recherchées affichent des seuils particulièrement élevés, obligeant les futurs étudiants à étudier attentivement toutes les possibilités qui s’offrent à eux.
Les moyennes minimales des filières les plus demandées en 2026
| Filière / École | Moyenne minimale |
|---|---|
| ENSIA (Intelligence artificielle) | 17/20 |
| École nationale supérieure de cybersécurité | 17/20 |
| ENSM (Math-Technique) | 17/20 |
| ENSM (Sciences expérimentales) | 16,5/20 |
| Médecine | 16/20 |
| Pharmacie | 16/20 |
| Chirurgie dentaire | 16/20 |
| École des systèmes autonomes | 16/20 |
| École des nanosciences et nanotechnologies | 16/20 |
| École nationale vétérinaire | 14,5/20 |
| Sciences de la santé (certaines spécialités) | 14/20 |
La médecine n’est plus seule au sommet
Pendant de nombreuses années, médecine était considérée comme la voie la plus difficile à intégrer. En 2026, le paysage a évolué.
Certaines écoles d’excellence du pôle scientifique et technologique de Sidi Abdallah affichent désormais des seuils d’accès supérieurs à ceux de la médecine. L’École nationale supérieure d’intelligence artificielle (ENSIA) et l’École nationale supérieure de cybersécurité exigent ainsi une moyenne minimale de 17/20.
Cette évolution reflète les transformations du marché de l’emploi. Les secteurs du numérique, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont aujourd’hui au cœur des besoins des entreprises et des administrations.
Pourquoi ces filières attirent-elles autant ?
Pour les spécialistes de l’orientation universitaire, l’engouement est logique.
Les métiers liés à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle ou aux systèmes autonomes offrent des perspectives de carrière particulièrement attractives. Ils répondent également aux besoins croissants de l’économie numérique en Algérie et dans le monde.
De leur côté, les études médicales continuent de séduire les étudiants attirés par les sciences de la santé, le contact humain et les professions médicales.
Une orientation universitaire modernisée en 2026
Cette année, les nouveaux bacheliers bénéficient d’un système d’orientation plus numérique que jamais.
Les préinscriptions universitaires s’effectuent entièrement en ligne et les étudiants peuvent désormais formuler jusqu’à 12 choix dans leur fiche de vœux. Un assistant numérique d’orientation a également été mis à leur disposition afin de les accompagner dans leurs démarches.
L’objectif est de permettre aux futurs étudiants de mieux identifier les formations correspondant à leur profil et à leurs ambitions.
Choisir une filière, pas seulement une moyenne
Pour les conseillers d’orientation, la question ne se résume pas uniquement à savoir quelle filière est la plus sélective.
Obtenir la moyenne nécessaire est une première étape. Encore faut-il choisir un domaine qui correspond réellement à ses centres d’intérêt et à son projet professionnel.
Car si la médecine, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle font rêver de nombreux bacheliers, la réussite dépend souvent davantage de la motivation et de l’engagement de l’étudiant que de quelques dixièmes supplémentaires sur un relevé de notes.




