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Allocation touristique de 750 euros : attention à la sanction de 5 ans en cas de fraude

Depuis l’annonce officielle de la Banque d’Algérie, l’allocation touristique de 750 euros, qui entre en vigueur le 20 juillet 2025, fait l’objet d’un encadrement strict. Si elle représente un soulagement pour les voyageurs algériens, la moindre erreur, omission ou fraude peut désormais coûter très cher. Une sanction de 5 ans de suspension est prévue en cas de non-respect des règles, selon l’instruction n°05-2025.

C’est un soulagement pour les Algériens qui souhaitent voyager à l’étranger, mais c’est aussi un avertissement clair. Le nouveau dispositif encadrant l’allocation touristique de 750 euros, désormais officiel, s’accompagne d’un arsenal de règles précises. Si le montant accordé, 750 euros pour les adultes, 300 euros pour les mineurs, est perçu comme une avancée par rapport aux années précédentes, la Banque d’Algérie met en garde, toute fausse déclaration ou fraude entraînera une exclusion du droit de change pour une durée de cinq ans. Un message sans ambiguïté destiné à dissuader les abus et garantir la transparence.

Allocation touristique de 750 euros : sanction de 5 ans en cas de fraude

Allocation touristique de 750 euros, réservée à un usage strictement personnel

L’allocation touristique, fixée par l’instruction n°05-2025 du 17 juillet 2025, entre en vigueur le 20 juillet, et s’adresse exclusivement aux citoyens algériens résidents. Elle est attribuée une fois par an, pour un séjour d’au moins 7 jours à l’étranger, et ne peut bénéficier qu’au voyageur lui-même. Aucun transfert, représentation ou utilisation indirecte n’est autorisé. Même dans le cas d’un mineur, le montant perçu ne peut être utilisé que pour son propre voyage, et tout écart dans l’usage expose à une sanction immédiate.

Pour éviter les doubles perceptions ou les déclarations mensongères, la Banque d’Algérie impose aux établissements bancaires de vérifier, avant tout versement, que le demandeur n’a pas déjà perçu d’allocation touristique dans les douze derniers mois. Un système de traçabilité numérique a été mis en place afin de garantir un suivi précis du bénéficiaire, notamment grâce à l’inscription du montant perçu dans le passeport, accompagnée de la date de l’opération.

Les documents exigés incluent un passeport valide, un titre de transport aller-retour, un reçu de paiement en dinars, et pour les voyages terrestres, une quittance ou un justificatif. Toute tentative de manipulation, de fausse déclaration ou d’omission volontaire, même minime, entraîne une exclusion du système pour cinq ans, sans possibilité de recours.

Sanctions lourdes en cas d’annulation ou de non-respect de la durée du séjour

La durée minimale du séjour constitue un point fondamental du dispositif, sept jours. Si le bénéficiaire reste moins longtemps à l’étranger, il est tenu de rembourser l’intégralité de l’allocation perçue dans un délai de cinq jours ouvrables suivant son retour. En cas d’annulation du voyage, le remboursement doit se faire immédiatement.

Le non-respect de cette règle entraîne l’exclusion automatique du droit de change pendant cinq ans et peut donner lieu à des poursuites pénales. La Banque d’Algérie rappelle que les mineurs concernés par une infraction pourront eux aussi être suspendus une fois l’âge de 19 ans atteint.

Cette rigueur n’est pas anodine. Depuis des années, le marché parallèle du change prospérait, en partie à cause du caractère symbolique de l’ancienne allocation fixée à 15 000 dinars. Le nouveau plafond de 750 euros vise à réintégrer les flux de devises dans le système bancaire officiel et à offrir une alternative légale et crédible aux voyageurs.

Mais pour garantir l’efficacité du système, les autorités ont choisi de l’associer à un cadre juridique contraignant. Cette nouvelle politique s’inscrit dans une logique de responsabilisation, visant à freiner les abus tout en réhabilitant la confiance dans les institutions financières du pays.

Derrière l’apparente facilité d’obtention de l’allocation touristique de 750 euros, se cache une logique implacable, celle de la transparence et de la discipline. À l’heure où le dinar reste fragile face aux devises étrangères, l’État algérien mise sur la régulation et la responsabilité individuelle pour encadrer les flux financiers. Voyager avec une allocation officielle est désormais possible, mais au prix du respect strict des règles. Dans cette nouvelle ère du contrôle renforcé, le moindre écart peut coûter cher… très cher.

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