Tapis de course sur une cycliste a Paris : qui est Hassen, l’Algérien mis en examen pour « Tentative de meurtre » ?
Hassen, un Algérien mis en examen à Paris pour tentative de meurtre après avoir prétendument jeté un tapis de course sur une cycliste. L’ouvrier nie les faits. Les analyses ADN sont attendues.
L’affaire qui secoue le Ve arrondissement de Paris prend un tournant judiciaire. Hassen, un ressortissant algérien de 50 ans travaillant dans le bâtiment, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « tentative de meurtre ».
L’homme est soupçonné d’être l’auteur du jet d’un tapis de course de 8 kilos tombé sur une cycliste de 41 ans, la blessant grièvement. Alors que le Parquet maintient l’accusation, l’avocat de Hassen dénonce une « enquête légère » et plaide l’innocence de son client. L’attente des analyses ADN s’annonce désormais déterminante.
Les faits et la qualification judiciaire
Tentative de meurtre : pourquoi cette accusation ?
La qualification de « tentative de meurtre » retenue par le procureur est lourde de sens. Elle implique que l’auteur présumé avait l’intention de tuer en jetant un objet lourd d’une hauteur suffisante pour provoquer une issue fatale.
- Victime et Blessures : Le drame s’est déroulé vendredi soir vers 23 h 09. La cycliste, grièvement touchée à la tête (traumatisme crânien), s’est vu accorder trente jours d’ITT. Son pronostic vital n’est plus engagé.
- Mode Opératoire : L’objet en question est un tapis de course pesant au moins 8 kilos. L’impact sur la victime justifie la gravité des charges.
Le profil du suspect et les circonstances de l’interpellation
Qui est Hassen, l’ouvrier algérien mis en cause ?
L’homme mis en examen est Hassen, un ressortissant algérien âgé d’une cinquantaine d’années. Son profil est le suivant, Sans papiers. Ouvrier du bâtiment, travaillant au noir sur des chantiers. Sa famille réside en Algérie. Il occupait l’appartement de son frère, surplombant la zone de l’incident.
L’interpellation : Une résistance par la force
Les enquêteurs ont rapidement concentré leurs recherches sur l’appartement éclairé d’où l’objet aurait été jeté. Face au refus de Hassen d’ouvrir la porte dimanche, les forces de l’ordre ont dû utiliser un bélier pour accéder à l’appartement et procéder à l’interpellation.
- Éléments Accusateurs Annexes : Des voisins ont signalé aux enquêteurs que des objets tombent fréquemment de l’immeuble et ont identifié Hassen comme l’auteur possible d’un jet de bouteille d’eau antérieur. Les enquêteurs évoquent également une possible addiction à l’alcool.
La défense de Hassen : L’enquête est-elle trop légère
Hassen nie fermement et en bloc toute implication dans les faits. Il affirme notamment que le tapis de course ne lui appartenait pas et qu’il n’aurait jamais commis un tel acte.
Son avocat, M. Seydi Ba, critique la légèreté de l’enquête, estimant que le dossier ne justifie pas une qualification de tentative de meurtre. L’avocat souligne qu’il n’existe aucun témoin direct des faits ni aucune séquence de vidéosurveillance capturant la scène du jet.
La poursuite de l’enquête : L’ADN au centre de l’affaire
Bien que Hassen ait été écroué, le procureur a précisé que l’enquête était loin d’être terminée. La suite des événements repose désormais sur les preuves scientifiques et matérielles, L’analyse ADN des empreintes relevées sur l’objet de 8 kilos est en cours. Son résultat est crucial, car l’avocat de Hassen affirme que les empreintes relevées ne seraient pas celles de son client.
Les enquêteurs attendent également l’examen du téléphone portable du mis en cause et une expertise psychiatrique. Le démenti formel du suspect et les critiques de la défense concernant les preuves initiales placent les analyses ADN au centre de l’affaire.




